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Détail de la notice Drast-004953
Choix d'investissement dans les projets de rupture technologique et formes organisationnelles. Le cas des trains à grande vitesse. Vol. 1 : Rapport scientifique final. Vol. 2 : Annexes.
FORAY (Dominique)
ECOLE POLYTECHNIQUE FEDERALE DE LAUSANNE ; EPFL ; IMRI ; INSTITUT POUR LE MANAGEMENT DE LA RECHERCHE ET DE L'INNOVATION ; UNIVERSITE DE PARIS IX DAUPHINE ; UNIVERSITE DE STRASBOURG
DIRECTION DE LA RECHERCHE ET DES AFFAIRES SCIENTIFIQUES ET TECHNIQUES ; DRAST ; MINISTERE DE L'EQUIPEMENT ; PREDIT ; PROGRAMME DE RECHERCHE ET D'INNOVATION DANS LES TRANSPORTS TERRESTRES
Paris : IMRI, Université de Paris IX Dauphine, mars 2001.- 2 vol., 66 p., ann. non pag., bibliogr., tabl., graph.
PREDIT 2 1996-2000, Recherches stratégiques, Groupe programme n° 5 Pertinence socio-économique des nouvelles technologies, temporalités de l'innovation (lettre de commande n° 98MT07/2 )
Rapport ../documents/CETTEXST004992/CETTEXST004992.pdf
La question principale à l'origine du projet porte sur les méthodes et modes de gestion des projets de rupture technologique dans un contexte socio-économique plutôt défavorable à ce type d'investissements. Le développement de la recherche a consisté essentiellement en quatre études de cas concernant des projets de rupture dans le domaine du transport ferroviaire (France : projets pendulaires, Suède : TGV, Allemagne : ICE et Transrapid, Suisse : Swissmetro), en la confrontation de ces études avec un certain nombre d'outils théoriques formels et qualitatifs en gestion de projet, gestion financière et économie de l'innovation. Ces ruptures s'expriment en termes d'ignorance cognitive dans les domaines de la R&D, des usages sociaux et des pratiques de gestion du nouveau système, en termes de fossé de crédibilité pour les financiers, en termes d'impossibilité d'évaluer correctement les coûts et les bénéfices, en termes de déconnection du nouveau système par rapport au réseau existant. Une réponse pertinente peut consister à fabriquer de la continuité au-delà de ces discontinuités fondamentales, tant au niveau des apprentissages technologiques, qu'à ceux des modalités de financement, de l'évaluation ou encore de la transition entre système ancien et système nouveau. A tous ces niveaux, le rapport met en évidence la façon de construire ces continuités en dépit du caractère de rupture imprimé par la technologie.

La question principale à l'origine du projet porte sur les méthodes et modes de gestion des projets de rupture technologique dans un contexte socio-économique plutôt défavorable à ce type d'investissements. Les conditions des années 60 et 70 permettaient d'ignorer un certain nombre de problèmes (par exemple : le financement de projets dont la rentabilité directe estimée est faible). La disparition de ces conditions révèle ces problèmes dans toute leur acuité. On se rend compte désormais que les projets de rupture technologique concentrent d'immenses difficultés. La problématique de cette recherche consiste donc à développer une économie des grands projets de rupture, sur la base de laquelle on pourra créer les dispositifs de gestion possédant certaines bonnes propriétés.
Il s'agit d'un projet interdisciplinaire qui a mobilisé les efforts collectifs d'économistes (économie de l'innovation), de gestionnaires (gestion des organisations, gestion financière) et d'ingénieurs (transport, logistique). Le développement de la recherche a consisté essentiellement en quatre études de cas concernant des projets de rupture (Suisse, France, Suède et Allemagne), en la confrontation de ces études avec un certain nombre d'outils théoriques, soit formels (exemple : théorie de la hiérarchie des financements, celle portant sur l'optimisation des apprentissages technologiques ou encore théorie des valeurs d'option) soit plus qualitatifs (exemple : théorie de l'incrémentalisme et théorie de la gestion des connaissances). Cette confrontation entre étude empirique et apport théorique, réalisée dans un cadre de dialogue interdisciplinaire a permis de souligner un certain nombre de bonnes propriétés concernant les processus de gestion des projets de rupture.
Les discontinuités créées par la rupture technologique sont nombreuses et représentent des obstacles importants au lancement, au développement et à la réussite d'un tel projet. Ces ruptures s'expriment en termes d'ignorance cognitive dans les domaines de la R&D, des usages sociaux et des pratiques de gestion du nouveau système. Elles s'expriment aussi en termes de fossé de crédibilité pour les financiers, en termes d'impossibilité d'évaluer correctement les coûts et les bénéfices, en termes de déconnection du nouveau système par rapport au réseau existant. Une réponse pertinente peut consister à fabriquer de la continuité au-delà de ces discontinuités fondamentales, tant au niveau des apprentissages technologiques, qu'à ceux des modalités de financement, de l'évaluation ou encore de la transition entre système ancien et système nouveau. A tous ces niveaux, le rapport met en évidence la façon de construire ces continuités en dépit du caractère de rupture imprimé par la technologie.
METHODES ; TRANSPORTS
ECONOMIE DES TRANSPORTS ; ORGANISATION ; TRANSPORT FERROVIAIRE
TGV ; COUT ; INVESTISSEMENT ; FINANCEMENT ; RECHERCHE ; TECHNIQUE ; GESTION ; PROJET D'OPERATION ; RAPPORT DE RECHERCHE
HIGH SPEED TRAIN ; COST ; INVESTMENT ; FINANCING ; RESEARCH ; TECHNIQUE ; MANAGEMENT ; OPERATING PROJECT ; RESEARCH REPORT
JAPON ; ALLEMAGNE ; FRANCE ; SUEDE ; SUISSE
JAPON
RMT01-005

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